2000 – 2006

Manu MERIN / Chrisitian SARRAMAGNA


le renouveau, de la DH au National et la deuxième épopée en Coupe de France

Après ce douloureux épisode dans la vie du club, une poignée d’hommes, avec à sa tête Manu Mérin, jeune chef d’entreprise, reprit les rênes. Entourée de passionnés de la balle ronde et surtout animée par un fort désir de redonner à la section football une certaine identité, la nouvelle équipe, avec Michel Dufourq, Michel Camiade, Jean-Claude Bonacasa et autres, se mit au travail.

L’équipe monta immédiatement de Promotion Honneur en Division Honneur.

Manu MerinManu Mérin (élu président) eut l’occasion de rencontrer Christian Sarramagna qui faisait escale à Bayonne, à la tête de la sélection nationale du Mali. Les deux hommes s’apprécièrent et le projet de retour de l’enfant prodigue au bercail devint réalité avec un objectif d’atteindre le niveau National dans les cinq ans.Saramagna

Relevant le défi, Christian Sarramagna et Manu Mérin (et son équipe) gravirent ensemble les échelons. L’objectif fut atteint en quatre ans !

NB : depuis l’an 2000, la section football bénéficia d’une structure indépendante vis-à-vis de l’Aviron Bayonnais Omnisports sous la forme d’une association dite Loi 1901, nommée «Aviron Bayonnais Football Club» (ABFC).


Les deux hommes forts de l’Aviron Bayonnais réussirent donc leur pari puisque les «ciel et blanc» atteignirent le National à l’issue de l’extraordinaire saison 2003/2004 marquée par le titre de champion CFA et une nouvelle et formidable épopée en Coupe de France.

Pour sa première année en Championnat de France Amateur, évoluant dans le groupe Sud (groupe relevé avec la présence des réserves de clubs professionnels tels Monaco, Bastia, Toulouse et de clubs ambitieux comme Rodez, Toulon ou Aurillac), l’ABFC remporta de haute lutte, face au Sporting Club de Toulon, la récompense suprême avec, en corollaire, l’accession au championnat de National, autrement dit la Ligue 3.

Pour ce dernier match de la saison à domicile, la fête fut magnifique à Didier Deschamps. Dans une ambiance de feu et dans un stade rempli comme un œuf, tout acquis à la cause des «txuri-urdin», Xabi Ipharaguerre inscrivit le but de la délivrance à une minute de la fin, but qui envoya son club au paradis.

Mais avant d’en arriver là, l’ABFC, comme en 1974, se distingua à nouveau en Coupe de France.

En 64ème de finale, après un début laborieux dans la compétition, les joueurs allèrent chercher une qualification à Niort (2 à 1), pensionnaire de la Ligue 2.

En 32ème de finale, l’ABFC élimina l’En Avant de Guingamp (Ligue 1), devant 8 000 spectateurs au stade Jean Dauger, après un suspense insoutenable et de multiples retournements de situation (4 à 4 après prolongations et 5 à 3 aux tirs au but).

En 16ème de finale, l’ABFC élimina les Girondins de Bordeaux, sous une pluie battante, toujours au stade Jean Dauger et devant un public dépassant les 10 000 spectateurs, trempés jusqu’aux os mais donnant sans cesse de la voix. Sur ce terrain détrempé, à la limite du jouable, les joueurs écrivirent une des plus belles pages de l’histoire du club, en venant à bout des Bordelais dans l’ultime minute du match, grâce à un maître coup franc du «stratège maison», Frédéric Bernaleau. Cet évènement ne passa pas inaperçu car la rencontre était télévisée par la chaîne Eurosport. L’ABFC se fit ainsi connaître du grand public. La fête battit son plein jusque tard dans la nuit… Une journée supplémentaire des fêtes de Bayonne…

En 8ème de finale, l’ABFC rencontra le Paris Saint-Germain. Encore un grand match à Bayonne… Hélas, pour d’obscures raisons de sécurité, la FFF refusa au club de recevoir les Parisiens malgré les tentatives d’organiser la rencontre au stade d’Anoeta à Saint-Sébastien. Le match se joua au Parc des Princes.
Accompagnés par un bon millier de supporters venus en train, en avion ou par la route, les «ciel et blanc» firent mieux que se défendre et s’inclinèrent 2 à 0 après un match héroïque. Une extraordinaire ambiance soutint les joueurs, du début à la fin. Ils laissèrent l’image d’une équipe enthousiaste, pleine de talents et ambitieuse. L’aventure s’arrêta là, non sans quelques regrets, surtout celui de n’avoir pas pu offrir au Pays Basque un nouveau spectacle de qualité.


Depuis cette saison extraordinaire, le club vécut pendant deux ans en National, un échelon où cohabitent des clubs professionnels et amateurs, l’antichambre du professionnalisme. L’ABFC rejoignit l’élite des 60 meilleurs clubs français, un événement au Pays Basque.

LapurdumL’engouement suscité par le parcours en Coupe de France et la montée amena un nouveau public à Didier Deschamps. Le groupe de supporters «Lapurdum» fut créé en 2004 par quelques inconditionnels du club. Ce furent environ 70 personnes qui adhérèrent la première année d’existence du groupe, n’hésitant pas à suivre le club lors de ses déplacements. De nouveaux partenaires vinrent gonfler les rangs des soutiens financiers nécessaires à ce niveau. La campagne d’abonnements battit son plein et le stade fut mis aux normes fédérales.

Tout était prêt pour une nouvelle aventure.

EFFECTIF 2004/2005

Saramagna - LeclercPour l’Histoire, le 1er match de National du club se déroula à Didier-Deschamps le 7 Août 2004 (c’était les fêtes de Bayonne) avec une affiche de gala : ABFC – Valenciennes FC. Ce jour là les bleus firent mieux que se défendre face à l’équipe du «druide» Daniel Leclercq qui fut quasi intouchable cette saison là et qui monta successivement en L2 puis en L1.

Malgré leur volonté nos favoris s’inclinèrent 1-2… menés 0-2 les bleus offrirent une final à suspense à leurs supporters en revenant à 10mn de la fin grâce à un but du «gamin» Jérôme Lalanne.

Il faudra attendre la 6ème journée et la réception de Besançon pour voir la 1ère victoire des Bleus dans ce championnat grâce à un doublé de Patrice Vareilles.

Au fil des matchs de la saison 2004/2005, alternant le bon et le moins bon, le groupe fit tout ce qu’il pouvait pour assurer le maintien. Celui-ci fut acquis lors des ultimes journées.

Lors de cette 1ère saison en National il y eu également un match d’exception dont les supporters bayonnais parlent encore aujourd’hui. Il se déroula le 29 mars 2005 et eut pour cadre la 29ème journée du championnat. Ce n’était pas la plus belle affiche de la saison mais ce ABFC – Wasquehal a marqué les esprits par sa fin intense et son score fleuve, 5-4. Après avoir mené aisément 3-0, les hommes de C. Sarramagna perdirent le fil du match et se retrouvèrent devancés, 3-4 jusqu’à la 89ème où Pierre Aristouy égalisa. On aurait pu en rester là mais Pierre Talmont dans un ultime effort offrit à la 92ème la victoire sur une rageuse tête plongeante.

David LancienDernière anecdote concernant cette 1ère saison en National : David Lancien, grand artisan des montées successives, buteur décisif des saisons précédentes, se blessa gravement lors de la 1ère journée face à Valenciennes quelques minutes après être entré en jeu; il ne reprit la compétition que lors de l’ultime journée… à Valenciennes et c’est lui qui inscrivit le but du match nul à la 55ème (1-1), ultime but bayonnais de la saison, quelques minutes après être entré en jeu (51ème)! Clin d’œil du destin sans doute !


La saison suivante (malgré le bon début qui permit même de rêver à la Ligue 2, les Txuri Urdin étant 5ème à l’issue de la 12ème journée) fut une année sombre qui se termina malheureusement par une descente en CFA. Lassé pour des raisons qui lui sont propres, Christian Sarramagna décida de mettre un terme à sa fonction d’entraîneur dès janvier 2006. L’équipe fut alors reprise en mains par Henri Olazcuaga et Laurent Strelczack, abandonnant le terrain pour le banc. Manu Mérin décida, lui aussi, de prendre du recul, pris de plus en plus par ses affaires professionnelles.

Toutes ces turbulences n’épargnèrent personne, mais il fallut pourtant attendre l’ultime journée et la 83ème minute, lors du déplacement à Cherbourg, pour que la descente soit effective.

Ce fut une grosse déception au sein du club (joueurs, dirigeants, supporters), à peine atténuée par la montée en Division Honneur de l’équipe 2 qui participa, également, à la finale de la Coupe d’Aquitaine (avec une équipe comprenant dans ses rangs pas moins de six joueurs issus de la formation des U19), perdue après prolongations, contre les Genêts d’Anglet qui évoluaient en CFA.

Par ailleurs durant ces années, la formation, toujours présente, révéla Pantxi Sirieix (Auxerre et Toulouse) Jonathan Martins Pereira (Lens, Ajaccio, Nantes, Guingamp) et Stéphane Ruffier (Monaco et Saint-Étienne). Ils rejoignirent, eux aussi, mais plus récemment, le monde professionnel.

SAISON 2005/2006

Saison 2016 / 2017